Une année commence, dit le calendrier.
Mais dans l’expérience intérieure, rien ne commence vraiment.
Quelque chose se poursuit.
Quelque chose se déploie.
Quelque chose progresse dans sa quête étape par étape.
Dans la perspective transpersonnelle, le temps n’est pas seulement linéaire. Il est fait de cycles, de seuils, de passages.
La nature à ce stade annonce la fin de l’hiver et la renaissance par le printemps. Elle sort de son sommeil pour ouvrir à nouveau les yeux sur chaque instant.
Et si ce mois de janvier n’était pas un nouveau départ mais une invitation à renouveler notre regard, notre attention, notre qualité de présence ? Dans cet espace où il ne s’agit pas d’aller quelque part, ni de faire quelque effort, ni d’être dans la projection d’un futur mais juste là, à l’écoute, dans cette capacité à accueillir ce qui émerge sans le forcer ni le fuir.
Dans l’accompagnement thérapeutique comme dans nos propres vies nous pouvons observer que la transformation ne naît pas de la volonté de devenir autre. Elle naît de la capacité à être pleinement avec ce qui est.
L’essentiel de cette année ne se décidera peut-être pas dans des objectifs d’une meilleure version de nous-mêmes, d’une vie plus accomplie, mais dans la qualité de notre présence.
Alors pas de vœux pour cette année. Seulement une invitation :
Habiter l’instant avec suffisamment de présence pour que l’essentiel puisse apparaître.
C’est depuis cet espace que nous débutons ce nouveau cycle au Ceshum.
Nous sommes heureux de continuer ce chemin avec vous.
Vanessa Burdet