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L’avènement de la nouvelle psyché-logique de « l’être évolutif 2.0 »

Olivier Mereveille

In Synodies

Depuis plus d’un siècle maintenant, la psychologie s’efforce de cartographier l’univers intérieur de l’être humain pour tenter de reconnaître son fonctionnement ou dysfonctionnement, et décider de la normalité tolérable de son comportement.

L’approche classique observe des pathologies, des attitudes, des agissements, pour les analyser et les cataloguer dans différentes catégories jugées plus ou moins acceptables. Au bout de quelques temps, quelquefois plusieurs années, la personne sait et comprend la pathologie de ses comportements dans tous les détails de leurs complexités. Ce travail de mise en lumière contribue à conscientiser les dysfonctionnements d’une personne mais ne l’aide guère à transformer sa pathologie, sinon dans une acceptation de son état d’être ; une résolution passive et avisée au fait inéluctable de son paysage psychologique. La personne reconnaît ses écueils psychologiques, les connaît sous toutes leurs formes, elle comprend leurs complexités dans leurs moindres détails, mais les écueils se trouvent toujours sur sa route.

Les approches psychologiques transpersonnelles les plus complètes introduisent maintenant la possibilité d’un dialogue avec la pathologie. Elles s’inquiètent moins du constat clinique détaillé des symptômes et de leurs conséquences, et ouvrent une considération plus large aux ressentis. Cette communication directe avec le sentiment qui s’éveille à lui-même, permet une approche d’un nouvel ordre. Ces méthodes s’occupent moins de la question d’un « Pourquoi ?», pourquoi cette pathologie, cette condition, cet état d’être, pour y trouver une cause et tenter de la corriger ; mais plutôt la question « Que viens-tu me révéler ? ». Que vient m’enseigner cette condition ? Que me fait vivre cette émotion ?

Dans le dialogue intérieur qui s’ensuit la personne connecte avec son émotionnel enfoui et reçoit ses propres réponses intuitives. Elle arrive à sentir, puis comprendre la raison d’être profonde de son état. Le soutien d’un thérapeute expérimenté s’avère néanmoins souvent nécessaire. La pathologie ayant alors délivré l’enseignement spécifique qu’elle venait apporter au cheminement de réunification de l’être, elle peut désormais s’intégrer plus harmonieusement dans la totalité de la personnalité. L’attitude pathologique n’attire plus l’attention de la personne qui s’en sent alors libérée. L’écueil, à qui la personne adresse son attention pour écouter sa raison d’être, délivre son message et une nouvelle route se révèle à celle-ci. Elle peut alors passer par-delà l’écueil et suivre une direction de cheminement différente.

Avec ce travail d’accueil inconditionnel et les réalisations successives d’une connaissance de soi de plus en plus large et profonde, l’être sincèrement intéressé par le développement d’une condition plus heureuse de son expérience humaine, rentre peu à peu dans la vaste crypte de son subconscient, puis dans le gouffre de l’inconscient collectif. Il découvre que sa condition personnelle actuelle reflète en fait quelques millénaires d’histoire humaine dans toute sa grandeur et toute son ignominie. Cet être cesse alors d’avoir peur de son pouvoir et de son ombre, et embrasse son incarnation avec un amour de soi grandissant, ainsi qu’une tolérance bienveillante envers autrui. Il rentre dans une dimension néo-chamanique qui lui permet de communiquer avec l’Esprit des choses et l’énergie de vie qui insuffle toutes manifestations.

L’intérêt d’un nombre grandissant de personnes pour les recherches en psychologie, pour le développement personnel, et le désir de « guérir » d’un mal-être existentiel, reconnecte consciemment de plus en plus d’êtres à ce réservoir de mémoires cellulaires autrement enfoui dans le subconscient.

Cet être qui s’éveille à une condition plus intégrale de soi, désire aussi découvrir une totalité plus vaste que sa perception de veille. Il sent durant ses rêves des dimensions d’expérience auxquelles il n’a normalement pas accès, et imagine des états transcendants de perceptions étendues par-delà ses cinq sens. Cet état d’éveil, connu des yogis et maîtres spirituels, impossible à décrire ou à enseigner parce que hors de la perception cognitive intellectuelle, révèle une dimension supra-consciente d’existence. Elle ouvre l’être à une expérience hors de l’espace/temps et des concepts mentalisés, lui permettant de dépasser toute idée limitative de sa condition humaine restrictive. Sa conscience embrasse alors des états par-delà la vie et la mort et passe au-delà des limites de son corps physique. Ses perceptions s’épandent dans un éther vibratoire d’informations multidimensionnelles. Cet être reconnecte avec la source de son existence et intègre une plénitude d’expérience autrement insoupçonnée.

De plus en plus d’aspirants aux techniques de méditation, et voies spirituelles diverses touchent ces sphères de transcendance et de sérénité. De telle sorte qu’un nombre croissant d’individus maîtrisent consciemment l’accès à ces dimensions de l’esprit pur, et démystifient ainsi l’état « Réalisé » de l’expérience spirituelle.

Depuis quelques décennies un nombre grandissant d’êtres humains rentrent ainsi dans le domaine de leur subconscience et de leur supraconscience, leurs permettant alors littéralement de sortir du champ normatif de l’ego et de la personnalité humaine tels que la psychologie classique les définit. La gamme d’états de conscience dont ils font l’expérience les amène à une telle expansion de perceptions et une telle richesse d’être, qu’ils ne fonctionnent simplement plus de la même manière que leurs ancêtres.

Je propose dans cet article de considérer qu’il ne s’agit pas juste d’une évolution linéaire de génération en génération due au changement des croyances de l’époque et au développement de l’environnement technologique, mais d’un véritable saut quantique évolutif. Celui d’un état d’être individué à l’extrême, isolé et coupé de son origine et de son histoire psychique – un état d’être arrivé maintenant à son apogée évolutive – à un état d’être connecté, unifié dans sa conscience, et relié à un vaste Tout en expansion qui forme la réalité universelle de sa perception. Un état d’être si radicalement différent du fonctionnement ordinaire de l’être humain qu’il ne correspond plus à la cartographie psychologique employée aujourd’hui.

Ces êtres dont l’évolution de conscience suit aujourd’hui une courbe logarithmique d’expansion sans précédent ne sortent néanmoins pas de l’organisation terrestre globale. Leurs états transcendants ne les dématérialisent pas, et les vastes profondeurs de leurs perceptions ne les dissolvent pas dans un champ éthérique indissocié. Ils continuent d’exister et d’agir dans une réalité planétaire différente, mais en lien avec la totalité des croyances et des principes qui régissent l’humanité dans son ensemble. Ils fonctionnent simplement sur les bases d’une autre psychologie, ou comme je préfère l’appeler, d’une autre architecture de conscience. Non plus selon une logique Psycho-mentale, mais selon une logique Psyché-de l’âme. Une « psychélogie ».

Mais alors, selon quelle structure cette psyché-logique organiserait-elle sa nouvelle architecture de conscience ? Comment fonctionnerait ce nouvel être, unifié dans sa perception et en symbiose approfondie avec son environnement ? Voilà une question qui me semble cruciale pour l’évolution de l’humanité. Reconnaître la définition de cette mise à jour du programme humain, dé-couvrir les codes de conscience de la prochaine race évolutive pour appréhender l’homo-sapiens 2.0 en nous.

Car oui, il s’agit bien d’une évolution collective à laquelle vous participez à la mesure de votre propre échelle de cheminement, et non d’une race d’être supérieure, élue par décret sacro-saint d’une divinité omnipotente.

Pour vous permettre de mieux cerner ce que j’entends par une architecture de conscience, je vais d’abord exposer brièvement ici quelques paramètres de la conscience dualiste égocentrique dans laquelle l’humanité a évolué ces quelques derniers milliers d’années :

    • Un esprit analytique, rationnel et une logique mentale qui compartimente tout ce qu’elle perçoit. Elle catégorise ses perceptions, les étiquette par des définitions pour les comprendre, afin d’argumenter des théories qui tentent de saisir le sens d’un mystérieux Tout, conçu comme la somme de ses parties. Ce fonctionnement analytique s’avère incapable d’appréhender une vérité intrinsèque dans sa totalité holistique.
    • Un jugement polarisé qui engendre une approche problème/solution où toute perception se retrouve comparée à une expérience passée connue. Cette perception se retrouve alors jaugée comme meilleure ou pire. Une solution va être recherchée, réfléchie, pour améliorer cet état vers quelque chose imaginé plus désirable. Ce procédé entraîne nécessairement des abstractions, créant de nouveaux déséquilibres, qui auront eux-mêmes besoin d’être corrigés. Cette façon d’appréhender la réalité se révèle tellement omniprésente et si profondément engrammée dans le subconscient humain que la possibilité d’un fonctionnement différent s’avère même difficilement concevable. Cette perception polarisée fonctionne avec deux principaux tiroirs dans le cerveau humain où tout se retrouve classé : le tiroir du BON et le tiroir du MAUVAIS. Cette façon de juger certaines choses comme mauvaises, les condamne aussi en elles-mêmes. Et qu’advient-il d’une énergie réprimée ? Comme toute intention jugulée, contrôlée, interdite, elle va se cacher dans des couches profondes du subconscient d’où elle surgira de façon aléatoire, parfois sauvage, souvent violente.
    • Un comportement enraciné dans une peur sous-jacente découle de cette vie jugementale et divisée. La sensation de se trouver coupé de tout, séparé à l’intérieur de soi, seul et sans défense, engendre une anxiété quasi constante qui pousse à la crainte de se sentir envahi, assujetti et contrôlé. Toute chose créée à partir de cette conscience de séparation engendre une grande probabilité de conflit de par son insécurité inhérente.
    • Une perception ancrée dans la comparaison qui ne peut connaître une chose qu’en la comparant à une référence. La perception mentalisée ne détient aucune possibilité de connaître une chose pour ce qu’elle EST en soi.
    • Un temps perçu linéairement où l’expérience du moment disparaît constamment pour devenir une mémoire. Le vécu ressemble alors plutôt à un film de souvenirs. Il s’oublie dans un passé plus ou moins lointain et se projette dans un futur incertain, mais se trouve rarement présent « ici et maintenant ».
    • Des lois mécanistes, fixes et rigides, sur la matière, où l’Univers tout entier se voit cristallisé. La physique classique, religion des temps moderne, applique une approche essentiellement théorique, basée sur l’étude réductionniste de systèmes clos et isolés, en faisant bon nombre d’abstractions pour tenter d’expliquer une totalité qui se devrait égale à la somme de ses parties.
    • Un jeu de reproches, d’accusations et de culpabilité où chaque situation expérimentée devient une projection inconsciente de l’expérience limitée d’un Moi séparé, coupé de sa source. L’être humain vit alors littéralement projeté à l’extérieur de lui-même, devenant la victime de ces circonstances en les blâmant pour son malaise. L’ultime et dernière possibilité de contrôle dans cette expérience aliénante reste le recours à la force, la manipulation et la contrainte ; ou bien une acceptation fataliste, victime d’un soi-disant destin.

Ces paramètres non-exhaustifs forment la trame de conscience au travers de laquelle toutes nos perceptions viennent s’enraciner. Cette architecture de croyances se trouve rarement remise en cause parce que considérée inéluctable. Pourtant à notre époque, l’être évolutif 2.0 découvre qu’il détient une intelligence suffisante pour revisiter les fondements même de son expérience conceptuelle et qu’il a accès au pouvoir souverain de la changer.

Je vais à présent énoncer quelques considérations pour reconnaître, et rentrer, dans une autre architecture. Celle de cette conscience que j’appelle unifiée parce qu’elle réintègre la possibilité d’une totalité d’être au sein de laquelle l’état de maladie, de mal-aise, de malédiction, n’a simplement plus de raison d’être. J’ai écrit cette partie à la 1ère personne pour vous permettre de vous approprier la proposition en la lisant et de sentir si elle résonne vrai pour vous.

  • L’expérience de l’Unité passe par la porte d’un accueil inconditionnel de tout ce dont je fais l’expérience comme une partie intégrée de moi-même. Que cette expérience surgisse de mon intériorité ou me vienne de l’extérieur, chaque événement qui survient dans mon champ de conscience n’apparaît que comme la conséquence de ma capacité à le percevoir. Cette perception m’appartient. Le fait qui l’engendre se trouve en dehors de mon influence, mais je peux choisir à tout moment la pensée ou le ressenti que le fait m’amène à vivre. Si je ne suis pas capable de percevoir quelque chose, alors je reste inconscient de cette chose. De ce fait, ma réalité personnelle se trouve déterminée par ma capacité individuelle à percevoir certaines choses et à faire abstraction, consciemment ou inconsciemment, d’autres choses.
  • Un changement de perception qui révèle un monde différent de celui d’autrui, et s’avère spécifique à ma réalité. Si 10 personnes regardent la même chose, un arbre par exemple, chacune d’elle aura un ressenti différent de cet arbre selon ce sur quoi son attention va se poser, selon son humeur, ses croyances, sa façon de penser ou de se référer à l’arbre. Chacune d’elles vivra cette expérience de façon différente et personnelle : la sienne. Je m’ouvre alors à considérer que, bien que je regarde le même monde que mon voisin, j’en fais l’expérience à ma façon. Chacun va être attiré par quelque chose de différent dans la vie ; et des émotions, des ressentis spécifiques, personnels et variés vont jaillir dans ma conscience et dans celle de chacun. Je colore ma réalité d’une teinte nouvelle, originale et unique. Je perçois ma propre réalité en fonction de ce que j’y projette et je commence maintenant à considérer que le monde que j’observe émane plus d’un reflet de ce que je suis que d’une réalité objective perçue par tous d’une manière similaire. De cette compréhension, j’aborde le potentiel d’un champ unifié de conscience en moi. Tout ce qui pointe le bout de son nez sur l’horizon de ma perception se trouve relié à une infinité de projections d’expériences vécues, celles qui ont été les miennes. Tout se trouve en moi. Je me reconnais en tout ce que j’observe. Il n’existe alors qu’un « Être » unique et unifié dans ma réalité, reflété dans une myriade « d’autres ».
  • La responsabilité devient une maîtrise incontournable pour développer une expérience souveraine. Cette façon de percevoir ma réalité introduit en effet une immense responsabilité : je deviens totalement responsable de la qualité de mon vécu et de toutes mes expériences de vie. Dans cet éveil, je deviens le maître souverain de la créativité de ma vie plutôt que la victime de mes circonstances. Ce changement radical de perspective se trouve à la base du changement de conscience, me faisant passer de l’expérience d’être séparé, objectif, anxieux et sans pouvoir, à celle d’être entier, complet, souverain, subjectif, puissant, joyeux, aimant et faisant partie intégrale et intégrée d’un Tout. La séparation entre ce que je considère «extérieur» à moi-même et ce que je considère «intérieur» s’effondre. «L’autre» se révèle maintenant comme ma propre expérience perçue dans la réflexion d’une personne différente. Le monde que je perçois traduit ma conception de ce monde. Tout ce qui arrive dans ma vie me renvoie les croyances et les jugements conscients ou inconscients que je porte. Cette loi universelle détient la clé du pouvoir de co-création consciente de mon existence. Je pénètre dans un espace d’être infini, accueillant les événements planétaires et les comportements collectifs comme faisant partie de ce que je suis. Il n’y a rien que je ne perçoive qui ne soit moi : je SUIS ce que je perçois…

À partir de ce simple mais profond changement de position de conscience, toute l’expérience humaine se trouve transposée dans un nouveau cadre relationnel en unité avec toute la réalité perçue. Ce changement, chacun peut le mettre en œuvre sans avoir besoin d’aide ou de la permission de qui que ce soit, ni de quoi que ce soit d’extérieur à lui-même.

Dans mon livre*, j’énonce une vingtaine d’autres considérations pour reconnaître cette architecture perceptive et recadrer notre existence sur cette structure qui, comme une équation reconfigurée, apporte un résultat radicalement différent à l’expérience « d’être » sur Terre. Puis j’expose l’histoire d’une aventure de transmutation de conscience en expliquant les états psycho-émotionnels traversés, ainsi qu’un nombre d’approches et de concepts, comme le Ho’oponopono, la Communication Non Violente, l’intention invocatrice et révocatrice, l’intelligence collective, la communication avec l’intelligence universelle, l’accès aux mémoires cellulaires, la danse libre et d’autres techniques que je reconnais soutenir cette nouvelle architecture de conscience réunificatrice.

Bienvenue à votre multi-dimensionnalité,
Ample de Cœur…
Étreinte de Corps…
Être de l’Âme…

L’expression complète de votre véritable radiance.

* L’Art d’un coeur souverain dans l’étreinte d’une conscience unifiée – Anatomie d’une nouvelle architecture d’être. Edt . Hop!Chi-Mystic. Www.fr.FunkyDivine.com/livre.html

Olivier Mereveille, Psyché-thérapeute, danseur, auteur de différents ouvrages sur les nouvelles structures sociales et humaines, accompagne les personnes désireuses de mieux accueillir leur cheminement d’expansion de conscience et la réintégration de leur totalité d’être. Il anime des ate-liers et séminaires et donne des conférences sur des sujets liés au changement de conscience par le mouvement, la danse, et les jeux de corps et d’âme.
www.FunkyDivine.com

 

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